LES ENFANTS DE CHOEUR
2013-05-01

enfchoeurlavoie.jpgDès 1904,  chez les sœurs du Saint-Rosaire, lors de la bénédiction de la pierre angulaire de la maison mère, deux jeunes garçons vêtus d'une soutane et d'un surplis accompagnent Mgr André-Albert Blais.  Cette même année, à la demande de sœur Marie-Lucie Eulalie Lévesque), des servants sont aussi disponibles pour accompagner monseigneur Blais dans l'installation d'une niche dans un arbre d'où saint Joseph veillera sur la construction de la maison mère.  Les enfants de chœur ont donc fait leur entrée chez nous.

À la maison mère, dans les années '50, on trouve des servants de messe qui font preuve d'une grande générosité.  Tôt le matin, c'est-à-dire dès 6 h 30, ils montent avec vaillance la côte du Saint-Rosaire.  Pendant plus d'une vingtaine d'années, sœur Marie de Saint-Gustave (Blanche-Yvonne Perry), les accueille et les forme au service de l'autel.  Douée d'une psychologie remarquable, elle avait le tour de les rendre heureux.  Monsieur Maurice Lavoie, fidèle aux consignes de Marie de Saint-Gustave depuis l'âge de 6 ans, continue même à l'âge de 68 ans d'être actif lors des différents offices religieux.  Sa présence est appréciée parce qu'il sait s'ajuster aux événements à célébrer.  Son sens liturgique lui permet de veiller aux moindres détails et d'assister discrètement le célébrant moins rompu à toutes les adaptations nécessaires.

enfantsdechoeur.jpgPar ailleurs, qui n'a pas côtoyé les enfants de chœur dans les milieux de vie où nous avons enseigné?  C'était un service d'Église exigeant pour les jeunes et engageant pour les religieuses qui en acceptaient la responsabilité.  Lors d'un office religieux, chaque servant avait une fonction très précise pour que les fidèles rassemblés en Église puissent être aidés dans leur rencontre avec Dieu :  porter la croix de procession, les cierges, l'encensoir, la navette qui contient l'encens, le lectionnaire, tels étaient quelques services à remplir avec respect et dignité.  La mémorisation des répons de messe en latin demandait patience et persévérance. Souvent le «suscipiat», bafouillé, suscitait le fou rire chez les participants. 

Qui se souvient?
Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis ad gloriam nominis laudem et sui, ad utilitatem quoque nostram, totiusque Ecclesiae suae sanctae.

Longtemps, seuls les garçons pouvaient être «enfants de chœur».  Après Vatican II, on a estimé que le service de l'autel s'inscrivait dans la participation des fidèles laïcs à la liturgie, au titre de leur baptême et de leur confirmation, et donc qu'il était aussi accessible aux filles et aux femmes.  En 1994, celles qui désiraient s'impliquer dans ce service d'Église étaient acceptées.  Depuis, à la maison mère, des religieuses s'acquittent de ce ministère avec grande dignité lors des funérailles et en différentes occasions.

 

 



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